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Vous avez la bosse de la mécanique? Songez à un travail dans l’aviation

L’industrie aéronautique a atteint de nouveaux sommets en matière d’embauche. La demande d’employés qualifiés est forte dans une grande partie du Canada. Les fabricants d’avions embauchent des centaines de personnes pour des projets clés.

En raison des nombreux travailleurs qualifiés qui prennent leur retraite dans l’industrie et de la diminution du nombre de personnes qui choisissent les écoles techniques, le secteur de l’aviation se retrouve avec des postes vacants. Si vous êtes prêt à aller là où vous êtes le plus demandé, sachez que la demande pour des employés dans l’aviation est la plus forte au sein des entreprises du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique.

Pour mieux comprendre l’effervescence actuelle dans le secteur de l’aviation, nous avons parlé à Grant Gosselin, recruteur local d’Aerotek à Montréal pour l’industrie de l’aviation. Apprenez-en plus sur ce que les employeurs recherchent chez les candidats, les qualifications nécessaires pour ces postes et la façon de viser la réussite.

Compétences transférables pour les emplois dans l’industrie de l’aviation

En raison de l’essor du secteur, les employeurs sont à la recherche de techniciens en structures, de monteurs de matériel mécanique/mécaniciens et de techniciens en avionique. Si vous êtes un mécanicien et que vous travaillez dans le secteur de la construction générale ou pour un constructeur automobile, votre expérience pratique, vos compétences techniques et vos aptitudes pourraient également servir dans quelques rôles clés.

De quoi s’agit-il? Les techniciens en structures, aussi connus sous le nom de mécaniciens des structures, sont les « travailleurs de la tôle » qui installent et assemblent différents composants en métal sur les pièces d’aéronefs. Les mécaniciens s’occupent de toutes les installations mécaniques et de l’installation de systèmes, tandis que les techniciens en avionique se concentrent sur les équipements électroniques d’un avion, comme les systèmes radars, les aides à la navigation et les dispositifs de communication.

« Pour effectuer des travaux structurels, vous devez insérer les composants mécaniques dans l’avion. Vous avez besoin d’un monteur de structures capable d’enlever les panneaux et d’ouvrir la zone de travail à votre place. Le mécanicien procède ensuite aux ajustements nécessaires, qui sont parfois assez techniques, encore plus techniques que dans une voiture, car un avion subit une force gravitationnelle beaucoup plus grande et ses nécessités techniques sont plus élevées », précise M. Gosselin. 

Cependant, il faut plus que des compétences pratiques et techniques.

Licences et certifications (parfois) requises

En général, vous avez également besoin de licences particulières pour travailler sur un avion. Vous avez besoin de la licence M1 pour travailler sur des avions plus petits et de la licence M2 pour les plus gros. La licence M2 est la norme requise pour travailler comme mécanicien qualifié pour toute entreprise. Vous n’avez pas besoin de détenir la licence M1 pour obtenir la M2.

Pour obtenir votre licence M2, vous devez :

  • terminer votre cours dans une école technique;
  • travailler 700 heures sous la supervision d’un mécanicien qualifié;
  • réussir vos examens.

« De plus, si vous restez au sein d’une entreprise assez longtemps et qu’elle est prête à payer pour votre formation supplémentaire ou vos mentions, vous pouvez également obtenir votre ACA, soit votre Autorité de certification d’aéronef. Essentiellement, cela signifie que vous êtes la personne sur place qui certifie que l’aéronef est apte à voler », explique M. Gosselin. Pour obtenir votre licence ACA, vous devez d’abord obtenir votre licence M2.

Selon la rapidité avec laquelle vous pouvez compléter votre journal de bord et réussir vos examens, il faut généralement entre trois et quatre ans pour obtenir vos licences. Pendant ce temps, vous pouvez continuer à travailler sous la supervision d’un mécanicien qualifié. Comme moins de personnes détiennent des licences sur le marché, l’industrie est plus flexible qu’avant à l’égard de ces exigences.

À quoi s’attendre pour réussir

Lorsque vous souhaitez percer dans le domaine de l’aviation, attendez-vous à devoir répondre à des questions d’entrevue liées à vos antécédents professionnels et à votre expérience, notamment : Avez-vous fait des choses plus complexes que du travail sur des voitures?

« Je recommanderais aux candidats de parler de leurs aptitudes techniques, mais aussi d’être suffisamment humbles pour admettre qu’ils n’ont pas d’expérience en aérospatiale et qu’ils sont prêts à apprendre. Combinée à quelques références solides d’anciens superviseurs capables de parler de votre capacité à vous adapter, à réagir sur-le-champ et à apprendre rapidement, l’humilité peut vous mener loin », précise M. Gosselin.

Après avoir obtenu un emploi, vous passerez des tests d’aptitude pour confirmer que vous êtes au niveau des normes d’une entreprise. L’un des plus importants clients du secteur aérospatial d’Aerotek exige plusieurs tests d’aptitudes écrits avec des questions à choix multiples et des questions reposant sur des scénarios qui sont extraites de manuels universitaires facilement accessibles. Est-ce intimidant? Bien sûr! Par contre, le client propose également des guides d’étude.

La transition vers le secteur de l’aviation ne se limite pas à l’achèvement de l’enseignement technique. Soyez donc prêt à étudier pour ces tests et à rassembler toutes les connaissances que vous pouvez. Et si vous n’avez pas terminé vos cours de l’école technique en aviation, inscrivez-vous dans un programme à temps partiel.

Selon M. Gosselin, « si vous venez de l’industrie automobile et que vous pouvez mettre un pied dans la porte d’une entreprise aérospatiale, je vous recommande de suivre des cours supplémentaires pour acquérir des connaissances techniques propres à l’aviation que vous n’aviez pas auparavant. Ils se prêteront bien à votre expérience pratique, ce qui améliorera votre employabilité et votre carrière dans son ensemble. »

La formation et les certifications supplémentaires requises par le secteur de l’aviation peuvent vous aider à gagner jusqu’à 65 $ l’heure. De plus, lorsque vous travaillez sur des avions transportant des centaines de passagers à des milliers de kilomètres à grande vitesse, vous ne pouvez pas vous tromper.

Tout est dans l’attitude

Vous pouvez dégager un thème ici : pour réussir dans le monde de l’aviation, vous devez être ouvert à apprendre et à vous perfectionner. Que vous ayez un an ou trente ans d’expérience, vous vous retrouverez dans de nouvelles situations qui vous dépasseront.

Les personnes qui ont le plus de chances d’entrer dans le domaine de l’aviation et d’y rester ont prouvé qu’elles peuvent réagir rapidement, bien s’adapter et acquérir de nouvelles compétences sur-le-champ.

La meilleure façon d’approcher un domaine inconnu est de dire : « quelqu’un peut-il me montrer comment faire? J’adorerais apprendre. » De nombreux superviseurs de l’aviation sont disposés à vous enseigner si vous êtes ouvert à cela et si vous êtes honnête au sujet de ce que vous ne savez pas.

Suivez les conseils de M. Gosselin : « C’est l’attitude de la personne qui va entraîner la réussite ou l’échec de sa carrière. »

Lancez-vous

Selon M. Gosselin, 99 % des travailleurs de l’aviation sont des gens terre-à-terre et équilibrés, cela contribue à créer un environnement de travail agréable.

Donc, comme elle offre des possibilités d’apprendre et d’exceller, une rémunération stable et un environnement de travail dynamique, pourquoi ne pas explorer l’aviation?